Les conséquences sur le cerveau : entre amélioration et désensibilisation
Nous nous sommes rendus compte qu’avec le temps notre mémoire perd des « données » , on appelle ce phénomène le déclin cognitif . Le déclin cognitif est un phénomène qui diminue notre capacité à apprendre de nouvelles choses et réduit notre mémoire a court terme . Ce phénomène apparaît avec l’âge et semble commencer autour de 45 ans . Il est donc plus difficile pour des personnes « âgées » d’acquérir de nouvelles connaissances et elles sont bien plus victimes de pertes de mémoire au quotidien , par exemple l’endroit où l’on a posé ses lunettes . Le déclin cognitif est aussi présent dans des maladies comme la maladie d’Alzheimer . Ce déclin progressif peut s’expliquer partiellement par des agrégats protéiques qui viennent couper les connexions synaptiques entre les neurones et empêcher la transformation de choline en beta-amyloïde , un puissant neurotransmetteur impliqué dans la mémorisation .
Les neurones sont des cellules du système nerveux qui sont spécialisées dans la communication et la transmition d’informations , ils sont composés d’un corps cellulaire contenant le noyau et d’un axone , endroit par où sont diffusées les informations . On peut ajouter à cela de très nombreuses ramifications, les diendrites servant à recevoir les informations. Les dendrites et les axones des différents neurones entrent en contact entre eux et transmettent l’information via les synapses. Les synapses sont les régions d’intéractions entre les neurones où les neurones échangent des neurotransmetteurs pouvant provoquer l’excitation ou l’inhibation des neurones concernés . La beta-amyloïde est un exemple de neurotransmetteur .
Les neurones sont des cellules excitables qui peuvent emetre des signaux bio-électriques ou influx nerveux en réponse à un stimulus . On dénombre 100 milliards de neurones dans le cerveau , les neurones sont donc capables de créer un réseau incroyablement complexe entre eux , avec parfois plus de 100.000 synapses par neurone .
Le déclin cognitif peut être entravé en pratiquant des activités cérébrales intenses et adaptées qui stimulent notre cerveau et permettent la création de nouvelles connexions synaptiques ainsi que la création de nouveaux neurones tout en leur permettant une meilleur oxygénation .

Schéma du fonctionnement d'un neurone .
Cette stimulation peut être provoqué par des exercices de « Brain Gym » ou par des jeux vidéos adaptés . En effet , le neuropsychologue Donald Hebb a découvert lors de ses recherches que lorsque que l’on répète plusieurs fois une même action on augmente le nombre de connexion synaptiques liées a cette action et notre capacité à la répéter dans le futur . C’est comme cela qu’on peut apprendre ces verbes irréguliers ou ces tacles de multiplications .
Ces méthodes sont efficaces grâce a la capacité du cerveau à s’adapter aux stimuli externes , pour répondre à ces stimuli le cerveau remodèle les connexions synaptiques et crée même des nouveaux neurones .
Plus généralement , les jeux vidéos , qu’ils soient spécialisés ou non stimule notre imagination et notre créativité .
Une étude menée par une équipe scientifique de l’université de l’Indiana aux Etats-Unis a étudié un groupe de vingt joueurs de jeux vidéos violent et a montré que au bout d’une semaine à jouer à des jeux violents , la partie du cerveau réagissant normalement à la violence et à l’agressivité n’y réagissait plus . Le cerveau est normalement programmé pour associer la violence à la peur car cette violence représente un potentiel danger pour notre survie , or cette association logique entre la violence et la peur n’est plus présente chez les personnes dont le cerveau a banalisé la violence . En plus de ne plus réagir à la violence , leur cerveau comme le notre d’ailleurs produit de l’adrénaline a la vue d’une scène violente , ce qui entrave naturellement les récepteurs liés au métabolisme de la fuit , évitant ainsi sa surchauffe .
D epuis 1996 et la découverte du neurologue à l’université de Parme Giacomo Rizzolatti, nous savons que notre cerveau possède des neurones spéciaux appelés neurones « miroirs » .
Ces neurones réagissent de la même façon lorsque vous réalisez une action et quand vous observez quelqu'un réaliser cette action . Ces neurones sont mêmes capables de détecter le contexte de l’action et de réagir différemment selon le contexte . On a ainsi remarqué que plus l’action était claire , plus les neurones répondaient fortement . Pour découvrir cela , les scientifiques ont montré trois séquences vidéos a des volontaires . La première vidéo montre quelqu'un prendre une tasse de deux manières différentes , la deuxième montre deux scène de gouter différente : avant le goûter et après le goûter , la dernière associe les deux vidéos précédentes .
L’activité des neurones miroirs des volontaires a été observé durant les différents visionnages et il s’est avéré que les neurones étaient capables de détecter le contexte et de distinguer les actions possibles . Ils répondent donc plus fortement lorsque la main saisit la tasse durant le goûter ( pour boire ) que lorsque la main saisit la tasse après le goûter ( pour débarrasser ) .
Résultats de l'expérience .
L’apprentissage est un phénomène intiment lié aux réflexes d’imitation , les neurones miroirs réagissant de la même façon que l’on effectue l’action ou que l’on observe l’action , on peut associer leur comportement a une imitation . Les scientifiques ont donc supposé qu’il y est un lien entre les neurones miroirs et l’apprentissage par imitation .
Cette hypothèse a été vérifié en étudiant le cerveau de personnes tentant d’imiter un guitariste professionnel , on a ainsi pu voir que leurs neurones miroirs étaient activés lorsque l’acteur jouait et encore plus quand ils tentaient d’imiter . Entre ces deux actions et pendant que les volontaires préparaient leurs imitations , les scientifiques ont remarqué que la zone du cerveau lié à la planification motrice et à la mémoire de travail était activé , on pense donc qu’elle jouerait un rôle majeur dans la planification des actions à venir . Les scientifiques venaient de découvrir que, en plus d’être lié a la compréhension des actions , des intentions et des émotions d’autrui , les neurones miroirs étaient fortement impliqués dans le processus d’apprentissage par imitation .
Le cerveau de l’être humain est donc programmé pour imiter . On peut donc facilement imaginer le comportement des neurones miroirs lorsque que quelqu'un joue a un jeu vidéo , et notamment quand ce jeu est violent . Imaginons que le personnage tue quelqu'un , les neurones miroirs réagissent alors comme si le joueur tuait quelqu'un et le prépare involontairement à le faire . Les joueurs sont donc préparés à imiter les actions de leur personnage et cet capacité à reproduire les actions augmentent avec le temps de jeu .
Les neurones miroirs montrent donc que le cerveau ne fait pas tant la différence entre réel et virtuel .
Nous avons vu précédemment que la violence provoque des libérations d’adrénaline , mais ce n’est pas tout . En effet , la libération d’adrénaline s’associe à la libération d’endorphine , une drogue endogène libérée lors d’une activité physique intense , excitation , douleur ou orgasme , et qui a pour effet de faire planer la personne pendant et après la mise sous «tension » du corps . Une libération chronique d’endogène induisent un manque à la personne , c’est ainsi qu’on devient accro à la violence et que l’on s’y adonne en jouant .
Il s’avère par ailleurs que la pratique régulière des jeux-vidéos (quels qu’ils soient ) augmente l’attention visuelle sélective . En effet , une étude menée par C. Shawn Green et Daphne Bavelier, du département neurosciences de l’université de Rochester a comparé les performances visuelles d’un groupe de joueur et d’un groupe de non joueurs et il s’avère que l’attention visuelle des joueurs fatiguent moins vite que celle des non-joueurs . De plus , les joueurs s’avèrent plus capable à appréhender plusieurs cibles au premier coup d’œil , leur distribution spatiale de leurs ressources attentionnelles visuelles est plus efficace .